Elle est assise au bord des saisons
Et fait miroiter ses mains comme des rayons.
Elle est étrange
Et regarde ses mains que colorent les jours.
Les jours sur ses mains
L’occupent et la captivent.
Elle ne les referme jamais.
Et les tend toujours.
Les signes du monde
Sont gravés à même ses doigts.
Tant de chiffres profonds
L’accablent de bagues massives et travaillées.
D’elle pour nous
Nul lieu d’accueil et d’amour
Sans cette offrande impitoyable
Des mains de douleurs parées
Ouvertes au soleil.
Anne Hébert
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Les poètes sont des manieurs de mots afin de traduire les sentiments, les émotions, les pensées et les rêves... on ne saurait limiter la poésie à ces quelques mots. Nous n'avons que les limites que nous nous imposons.
J'écris beaucoup, mes poèmes peuvent naître d'un simple jet... quant à la prose j'ai surtout retenu les conseils d'Elie Wiesel et de Nicolas Bouvier, je raccourcis mes phrases à chaque relecture.
Merci pour votre commentaire, chère Claudie.
Sophie